Mis à jour le 26/09/2026
Le pilea peperomioides, aussi appelé plante à monnaie chinoise ou plante du missionnaire, est reconnaissable entre toutes à ses feuilles rondes portées par de longs pétioles. Originaire du sud-ouest de la Chine, il est facile à cultiver et à multiplier. Voici comment l’entretenir, où le placer, comment le bouturer, et ce qu’il faut penser de sa réputation de plante dépolluante.

Où placer un pilea
Le pilea aime une lumière vive mais sans soleil brûlant. Une pièce claire, près d’une fenêtre orientée à l’est ou à l’ouest, lui convient bien ; derrière une fenêtre au sud, protégez-le du soleil de l’après-midi avec un voilage. Un manque de lumière se voit vite : les tiges s’allongent, les feuilles rapetissent et la plante se dégarnit.
- Tournez le pot d’un quart de tour de temps en temps : le pilea se penche vers la lumière, et cette rotation le garde bien droit et symétrique.
- Évitez les courants d’air froid et la proximité immédiate d’un radiateur. Il se plaît à la température habituelle d’une maison, mais craint le froid.
- Le séjour, le bureau ou la chambre lui conviennent, tant que la lumière est suffisante.
Bonne nouvelle pour les propriétaires d’animaux : le pilea peperomioides n’est pas réputé toxique. Découvrez comment le faire cohabiter avec votre animal dans notre article sur le pilea et le chat.

L’arrosage
C’est le point le plus important. Le pilea supporte mieux un léger manque d’eau qu’un excès : des racines qui baignent pourrissent.
- Arrosez quand le terreau est sec sur les premiers centimètres : enfoncez un doigt pour vérifier. La fréquence dépend de la saison, de la lumière et de la taille du pot, d’où l’intérêt de vérifier plutôt que d’arroser à date fixe.
- Arrosez abondamment, jusqu’à ce que l’eau s’écoule par le trou de drainage, puis videz la soucoupe.
- Réduisez en hiver, quand la plante pousse moins.
- Les brumisations ne sont pas nécessaires : le pilea peperomioides tolère bien l’air sec de nos intérieurs.
Des feuilles molles et tombantes signalent le plus souvent un problème d’eau : soit la terre est sèche et un arrosage les redresse en quelques heures, soit elle est détrempée et il faut laisser sécher, voire rempoter si les racines sont brunes et molles.
Terreau, engrais et rempotage
- Le terreau doit être bien drainant : un terreau pour plantes vertes, allégé avec un peu de perlite ou de pouzzolane, dans un pot percé.
- L’engrais : un engrais liquide pour plantes vertes, à dose réduite, pendant la période de croissance (printemps et été). Rien en hiver.
- Le rempotage : au printemps, quand les racines sortent du trou de drainage, dans un pot à peine plus grand.
Tailler un pilea
La taille n’est pas obligatoire, mais elle aide à garder une plante compacte. Au printemps, coupez avec un outil propre les tiges trop longues ou dégarnies, juste au-dessus d’un nœud, et retirez les feuilles abîmées à la base. Ne supprimez jamais plus d’un tiers du feuillage en une fois. Si votre pilea s’étire vers le haut, coupez la tête et bouturez-la : la base produira de nouvelles pousses. Un petit tuteur peut aussi soutenir une tige qui penche.
Le pilea peut parfois fleurir, avec de minuscules fleurs discrètes : nous en parlons dans notre article sur la floraison du pilea.

Multiplier son pilea
Le pilea est célèbre pour sa facilité de multiplication, d’où son surnom de « plante de l’amitié » : on en offre volontiers des bébés. Le meilleur moment est le printemps ou l’été.
Avec les rejets
Le pilea produit des rejets qui sortent de terre autour du pied principal, et parfois sur la tige. Quand un rejet porte quelques feuilles, dégagez-le à sa base et coupez-le avec un couteau propre, si possible avec un peu de racines. Mettez-le dans un verre d’eau ou directement dans un petit pot de terreau humide.
Sans rejet : bouture de tête ou de tige
Si votre plante ne fait pas de rejets, coupez la tête d’une tige (quelques centimètres avec plusieurs feuilles) ou un morceau de tige portant un nœud. Laissez sécher la coupe une heure ou deux, puis placez la bouture dans l’eau ou dans un terreau léger maintenu humide. Des racines apparaissent en général en quelques semaines ; rempotez quand elles mesurent quelques centimètres.
Et la bouture de feuille ?
Une feuille seule, avec son pétiole, fait souvent des racines dans l’eau, mais elle produit rarement une nouvelle plante. Pour avoir de bonnes chances, prélevez la feuille avec un petit morceau de tige à sa base.

Le pilea est-il une plante dépolluante ?
On lit souvent que le pilea, comme d’autres plantes d’intérieur, « dépollue » l’air en absorbant formaldéhyde, benzène ou COV. Ces affirmations viennent d’expériences menées en enceintes fermées de laboratoire. Dans une vraie maison, l’effet des plantes sur la qualité de l’air est jugé négligeable : l’ADEME rappelle que les plantes ne peuvent pas remplacer l’aération. Pour un air sain, aérez chaque jour, limitez les sources de pollution (produits ménagers, bougies parfumées, colles) et entretenez la ventilation. Le pilea reste une très jolie plante, mais pas un purificateur d’air.
Les autres pileas
Le genre Pilea compte de nombreuses espèces aux besoins proches (lumière vive sans soleil direct, arrosage modéré), mais qui apprécient davantage l’humidité que le peperomioides :
- Pilea cadierei, surnommé plante aluminium, pour ses feuilles marquées de taches argentées ;
- Pilea involucrata, aux feuilles gaufrées et veloutées ;
- Pilea mollis ‘Moon Valley’, aux feuilles très texturées ;
- Pilea glauca, retombant, pour une suspension.

Vous verrez aussi en jardinerie des plantes vendues comme « pilea géant ». Ce n’est pas un nom botanique et il peut recouvrir des plantes différentes selon les vendeurs : fiez-vous au nom latin sur l’étiquette pour connaître ses besoins. Un grand Pilea peperomioides bien cultivé peut en tout cas devenir une plante imposante, surtout avec un tuteur.
Pour d’autres plantes d’intérieur faciles, découvrez comment entretenir et bouturer le calathea orbifolia, et comment la lumière influence la croissance et la floraison dans notre article sur les plantes et la lumière.


